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Un pays qui souffre d'injustice et une ville éternelle

mardi 11 mars 2008, par Diário de Notícias

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"L’Angola continue à être un pays très riche avec plein de pauvres", a dit Rebelo "Plus jamais je suis retourné à Luanda et ce n’est pas parce que cela représente un problème pour moi mais parce que j’en ai pas eu l’occasion. Je ne m’imagine pas à y vivre, d’autant plus que la vie que j’ai vécue à Luanda pendant mon enfance n’a rien à voir avec la réalité actuelle.


En fait, si à l’époque des Portugais la population noire vivait dans des bidonvilles et dans de mauvaises conditions, de nos jours, passés 34 ans, ces bidonvilles sont incommensurablement plus grands et la population vit dans des conditions encore plus précaires." Paroles du journaliste Tiago Rebelo, quelques jours avant la publication, le 18, de son plus récent roman qu’il a intitulé O Último Ano em Luanda (Editorial Presença).

Un pays qui souffre d’injustice. Une ville éternelle. "L’Angola est très loin de trouver son chemin que le pays méritait lors de son indépendance. Plus de trois décennies se sont écoulées et il n’y a toujours pas d’élections libres. L’Angola continue à être un pays très riche avec plein de pauvres. Mais, si nous souhaitons être optimistes, il y a aussi des indices d’une certaine amélioration, notamment, la promesse des dites élections et quelques exemples de récupération économique. »

Malgré cela, tout n’a pas été horrible, ni même mauvais. L’héritage portugais laisse à désirer. La langue, justement, ce patrimoine unique. Nous avons voulu connaître l’opinion de l’auteur et il nous a répondu cela : « Bien que colonisateurs, nous avons été sans aucun doute plus tolérants que les autres peuples européens qui ont suivi des parcours historiques semblables en Afrique ».

Mais aussi nous étions ce que nous étions ! En essayant d’imposer, parfois avec une violence extrême, la telle « primatie d’homme blanc". L’interlocuteur du DN ne pouvait pas être plus d’accord avec ce mea culpa collectif, lorsqu’il ajoute : "Nous l’étions certainement, dans beaucoup de choses, notamment dans les conditions de vie des populations locales et dans son manque d’accès à l’instruction, aux meilleurs emplois et à l’administration du territoire. Nous l’étions spécialement dans la décolonisation désastreuse et irresponsable. »

Mais, il souligne à nouveau, pour que la catharsis soit associe à un peu de fierté, « nous avons misé juste dans le lègue culturel que nous avons laissé à ces populations et dans la structure économique qui malheureusement n’a pas été bien gérée ».

Comme au foot, les pronostiques se font en fin de match. Et le journaliste confesse qu’encore aujourd’hui, nous ne savons pas tout ce qui c’est passé pendant cette période perturbée. « Une des explications les plus entendues par les responsables de l’époque, c’est que l’Armée a refusé de combattre et pour cela la situation n’était plus contrôlable, mais c’est une fausse excuse, étant donnée qu’à l’époque du 25 avril, les trois mouvements de libération se trouvaient déroutés et la situation militaire était parfaitement contrôlée. À vrai dire, avec une Armée dans ces conditions, il y a une guerre civile que si ses officiers permettent et collaborent pour l’installation d’une totale indiscipline dans ses filières, ce qui c’est passé, je pense. Pourquoi ? C’est une réponse que je n’ai jamais reçue. »

L’œuvre qui s’étend sur plus de 400 pages, avec un arrière goût de « saudade » de cette baie à couper le souffle, raconte l’histoire de courage et d’abnégation d’un couple surprit par un processus de dégradation qui se doit au refus de l’Armée de défendre ses compatriotes en faveur d’un mouvement qui jusqu’à peu était contre le manque d’intérêt des politiciens et l’incapacité du Gouvernement de Lisbonne pour imposer l’Accord d’Alvor.

Diário de Notícias


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