Le Portugal a besoin de construire une nouvelle image de soi. Qu’est-ce que ça doit être a été la question qui a occupé la deuxième partie du premier débat sur « Quelle valeur de la marque Portugal pour notre économie ».
« Il faut créer une nouvelle version de l’économie portugaise, c’est indispensable, mais elle ne peut pas dorée ni réductrice. L’économie portugaise est intégrée dans l’Union Européenne et c’est dans ce contexte que nous devons l’a suivre », a souligné Joaquim Pina Moura, ancien ministre de l’Économie.
En même temps, le publicitaire Pedro Bidarra a suggéré que le chemin à suivre doit être celle de la différentiation : « La stratégie doit passer par la différentiation, dans le but de rassembler une nouvelle vision et réalité au même niveau ».
"Une fois pour toutes, les entreprises doivent jouer leur rôle”, suggère, à son tour, Pedro Reis, admettant que l’organisme qu’il dirige (l’AICEP) doit soutenir l’accomplissement de ce propos.
Quant à Alexandre Relvas, l’administrateur de la Logoplaste, celui-ci a “une perspective très utilitaire et d’affaires” concernant le changement de l’image du pays. Et il dit qu’il y a de la place pour « diversifier les exportations » (dont jusqu’ici 75% sont destinées au reste de l’Europe). "Faire des campagnes génériques, c’est gaspiller de l’argent.
Ce qui importe, c’est de définir une stratégie, un public et quelles sont les avantages qui nous différencient. Ensuite, il faut faire un travail consistant de divulgation », a souligné cet entrepreneur.
Paulo Nunes de Almeida, vice-président de l’AEP, mise aussi sur l’augmentation des exportations en dehors de l’UE, mais il est moins optimiste quant à transfigurer l’image du Portugal à court terme : ”Le changement est structurelle et vas prendre quelques années ».