L’appel du ministre de la Culture à Luanda par rapport au patrimoine de la langue portugaise a été l’une des phrases clés de la fête nationale.
« Ce que Portugal a légué au monde de plus enrichissant, de plus particulier, ce fut sa langue”, a dit António Pinto Ribeiro. Personne ne conteste que cet héritage est d’une grande richesse, culturelle et économique. L’avenir nous révélera si nous entrevoyons ce lègue positivement ou négativement.
Positivement, en raison de l’effort politique et financier pour passer des bonnes intentions au concret, soutenant l’expansion des réseaux scolaires des pays de la CPLP, en incitant les professeurs portugais a y aller, soutenant leur installation, non seulement dans les capitale comme dans les régions. Récemment, le Gouvernement angolais a transmit au portugais le désir de recevoir près de deux mille professeurs portugais. Il s’agit d’un bel exemple pour démontrer l’importance de ce phénomèn. Mais encore. Il faut développer et renforcer un réseau d’écoles portugaises au sein de l’espace lusophone. Et affirmer la force de la langue, avec l’appui du Brésil et de l’Angola, dans les universités de plusieurs pays du monde anglo-saxon et hispanique.
Et nous courons aussi le risque de ne rien faire – le fameux côté négatif de cet héritage. Si l’inertie se maintient, le portugais serait aplati, au niveau global, par l’espagnol et l’anglais. Il est essentiel de rappeler une étude faite sur la valeur économique de la langue portugaise réalisée il y a quelques temps par l’Institut Camões. Derrière la langue, il existe plusieurs liens, de la culture aux affaires. Il ne suffit pas que le ministre utilise bons mots. Il faut aussi de la part du Gouvernement portugaise des politiques et de l’action.