Les XVIIIème Journées Luso Espagnoles de Gestion qui ont lieu à l’Université d’Économie de Porto (FEP) représente la plus importante rencontre entre universitaires ibériques dans le domaine des ressources humaines, comptabilité et administration. Le cycle de conférence a débuté hier réunissant des professeurs et investigateurs rattachés à pratiquement tous les établissements d’Enseignement Supérieur Portugais et de presque toutes les universités espagnoles, soit au total près de 70 institutions et près de 400 maîtres de conférence.
Lors de l’ouverture, le professeur Elísio Brandão, président de la Commission Organisatrice et de la Commission Scientifique Portugaise des Journées a remercié « la présence des consuls de France, d’Espagne et d’Italie ainsi que les différentes autorités militaires ; et les collègues de la commission organisatrice ».
Ensuite, ce fut le tour d’Edgar Ortiz, co-éditeur de la publication « Frontiers in Finance and Economics » et professeur à l’Université Autonome de Mexico d’intervenir. Ortiz a exploité les thèmes de la compétitivité et la situation de plusieurs entreprises mondiales dans le cadre de l’initiative, en ayant pour cela recours à divers graphiques et tableaux qui ont mérité l’attention de Rui Rio. Le lien entre compétitivité et prospérité, ainsi que les corporations leaders luso américaines ont été d’autres points abordés par le professeur pendant son intervention. L’orateur suivant a été le Maire de la ville de Porto, Rui Rio qui, dans le contexte de cette initiative, a référé le potentiel compétitif de la Invicta, ainsi que ses principaux problèmes (ou “strangulations”, comme il a décrit).
“Je n’ai jamais redouté la concurrence”
À la sortie de cette séance d’ouverture, lors des déclarations faites à la presse, Elísio Brandão a manifesté son accord avec Rui Rio, en termes de compétitivité, au niveau de la région et de l’université. Le professeur affirme qu’il n’a jamais eu « peur de la concurrence, de la compétitivité avec des règles clairement définies et saines. Par rapport à cela, Rui Rio et moi partageons la même opinion”.
Vis-à-vis de la concurrence entre Espagnols et Portugais et interviewé à propos de la plus grande résistance du Portugal face à la crise de l’économie espagnole (comme l’ont référé hier les journaux économiques) Elísio Brandão souligne qu’il n’a jamais considéré « les Espagnols comme des ennemis ». « Je les vois comme des partenaires inévitables et des collaborateurs. Comme le prouve cette rencontre très diffusée », affirme le responsable en ajoutant qu’ « il s’agit d’une preuve nette de cette coopération datant de 20 ans déjà. Nous avons réussi à réunir près de 400 personnes dans ce congrès, provenant non seulement d’Espagne comme du Mexico, Brésil, Venezuela, de Cuba, de l’Uruguay, enfin de différents pays et nous nous entendons bien dans ce genre de rencontre informelle mais substantielle ».
Prix des céréales
La montée du prix des céréales peut éventuellement provoquer l’augmentation de tous les aliments, nuisant les Portugais. Sur cette matière, le professeur considère qu’ « à l’heure actuelle, l’alimentation n’est pas très considérable en termes de structure, dans les rendements des Portugais ». À moins qu’elle soit affectée par le grand déficit énergétique. Celui-là est le véritable problème ».
La montée accentuée du prix du blé préoccupe Elísio Brandão. “De nos jours, malheureusement, le blé n’est pas très important au sein des dépenses. Il est évident que toutes les augmentations de coûts, sans une augmentation des recettes, ne sont jamais favorables pour les familles. Mais, il ne me semble pas que ce soit une préoccupation majeure, bien que ce ne soit pas une bonne nouvelle. Cela est dû aussi à une crise financière internationale. Nous savons tous qu’en économie, il y a des moments de croissance et d’autres de stagnation comme de récession ».
Volatilité des taux d’intérêt
“Au niveau des taux d’intérêt, il est toujours difficile de faire des prévisions », commente Elísio Brandão. “Lorsqu’on fait des prévisions de montée qui sont suivies par des crises dans d’autres domaines et secteurs, il y a éventuellement une baisse. Et la preuve concrète dans ce domaine, c’est la volatilité des marchés financiers et, en particulier, des taux d’intérêt. La méthode à suivre est celle de la couverture. Les gens sont exposés à un certain niveau de vie et doivent utiliser des instruments de couverture au niveau des produits dérivés. Et prendre aussi en considération leurs rendements pour éviter des situations catastrophiques ».
Universités
Atteindre le but...
Elísio Brandão souligne qu’“au niveau de la région et de l’université, il s’agit d’une question purement interne d’organisation et d’acquisition d’une dimension minimale pour pouvoir entrer en compétition. Car une université n’est pas un but en soi. Elle représente la formation en matière première pour que les gens qui s’y forment soient compétitifs, non au niveau régional mais global ». D’après les paroles d’Elísio Brandão, “Nous possédons un ensemble d’avantages compétitifs en comparaison avec d’autres universités qui n’ont pas la dimension suffisante pour rivaliser. D’ailleurs, nous nous trouvons dans une position hautement favorable en termes compétitifs. Mais, il y a des questions d’organisation qui doivent être améliorées. Et il ne s’agit de rien qui soit insurmontable. Il s’agit de voir ce qui se fait de mieux à l’étranger et de le reproduire ici ».