Bien que cela ne fasse pas partie de l’agenda, les premières minutes du Sommet Européen sont consacrées aux salutations et aux compliments envers José Sócrates, par rapport à la conclusion et signature du Traité de Lisbonne. La responsabilité du Portugal vis-à-vis de la présidence de l’Union Européenne (UE) arrive à son échéance, à la fin du mois, et aujourd’hui, se réalise le deuxième et dernier Conseil Européen sous la présidence du Premier ministre.
Une fois cette affaire réglée, la rencontre entre les chefs d’Etat et du Gouvernement, à Bruxelles, ira servir de tremplin pour le lancement des négociations sur les “thèmes qui préoccupent les Européens ». La réunion débute avec un “partage de points de vue” entre les partenaires sociaux européens à propos des défis que le marche du travail affronte.
Les 27 vont se décider au sujet de la création du “Groupe de réflexion”, une proposition faite, en juin, par Nicolas Sarkozy qui se trouve maintenant au centre des négociations. La fonction de ce réseau de « savants » sera d’élaborer, jusqu’en 2010, un rapport avec des propositions sur le futur de l’UE dans des domaines comme le modèle économique, les altérations climatiques et les futurs pays qui feront partie de l’UE.
Le Conseil Européen fera également place à l’approbation d’une Déclaration sur la Globalisation dans le but de répondre ainsi aux « défis globaux » auxquels l’UE est confrontée, et à propos desquels elle a « simultanément l’opportunité et la responsabilité d’agir », comme a dit, au cours de cette semaine, le secrétaire d’Etat des Affaires Européennes. Pour cela, « il est fondamental qu’elle profite de ses politiques internes et externes », a souligné Manuel Lobo Antunes.
À l’heure du déjeuner, Il s’agira de discuter la question du Kosovo, un dossier que la présidence portugaise remet à la Slovaquie, sans que l’UE soit arrivée à un accord commun et sans solution en vue. L’abolition des frontières internes et l’élargissement de l’espace Schengen à neuf nouveaux pays de l’EU, le 21 décembre – une cérémonie à laquelle Sócrates présidera encore – complètent l’agenda de ce dernier sommet de la présidence portugaise.