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L'Opposition critique le Gouvernement de ne pas promouvoir l'enseignement du Portugais à l'étranger

Le Brésil annonce son appui à l’enseignement de la langue portugaise au Venezuela

mardi 1er avril 2008, par Publico

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L’opposition parlementaire a critiqué l’incapacité du Gouvernement à promouvoir l’enseignement de la langue nationale à l’étranger, notamment au Venezuela, suite à l’annonce de ce jour de la part du Brésil vis-à-vis de son appui auprès de l’exécutif de Caracas dans le développement du Portugais comme principale langue étrangère.


La critique unanime de l’opposition se doit à l’annonce de l’incapacité du Gouvernement portugais à envoyer des professeurs de langue portugaise vers le Venezuela, pays qui lance en octobre un programme pilote qui met en place les bases pour permettre au Portugais de devenir la première langue étrangère.

Pour José Cesário, député du PSD, élu au sein du circuit électoral en dehors de l’Europe, la position du Gouvernement portugais est « ridicule ». « Nous sommes en train de parler de la perte d’une opportunité, où au-delà de l’enseignement du Portugais, la transmission de la propre culture se trouve également en cause », dit-il. "Si un pays comme le Venezuela nous offre une opportunité de ce genre, nous ne pouvons pas la laisser passer. Ce sujet illustre une fois de plus le fait que l’enseignement de la langue portugaise et de la culture portugaise à l’étranger ne soit pas une priorité’, a dénoncé le député social-démocrate.

Les députés Hélder Amaral (CDS-PP) et Helena Pinto (Bloco de Esquerda) et aussi João Armando, responsable des organisations du PCP au sein de l’émigration sont du même avis.

Le député centriste s’est montré « honteux » avec le manque de recours annoncé par le gouvernement. « En tant que Portugais, je me sens honteux. Si le Gouvernement dit que la promotion de la langue est une priorité et ensuite il agit ainsi, je me sens honteux ».

Hélder Amaral a ajouté que son parti est en train de préparer une initiative législative sur la défense et la promotion de la langue portugaise.

La langue est une façon de transmettre la culture

À son tour, Helena Pinto a estimé que le gouvernement portugais « n’a pas une politique » pour la promotion de la langue portugaise. « L’enseignement du Portugais ne sert pas à peine à répondre aux besoins des communautés (portugaises) qui prétendent que leurs enfants apprennent la langue de leurs parents. L’enseignement du Portugais est également une promotion du Portugal et de la culture portugaise ».

Par l’intermédiaire de João Armando, les communistes considèrent que l’appui de Brasília à l’enseignement du Portugais au Venezuela "vient confirmer la préoccupation et la dénonce que nous faisons depuis un certain temps par rapport à la politique et à l’enseignement pour les communautés portugaises ». « Le Gouvernement parle beaucoup de l’importance et de la projection de la langue portugaise mais dans la pratique il tourne le dos à cet important espace de notre diaspora. Même au niveau du Budget de l’Etat qui a été présenté pour 2008, nous remarquons une réduction des clauses de l’Enseignement du Portugais à l’Etranger (EPE)".

João Armando s’est montré convaincu que cette situation va continuer. « Tout indique que cette situation ne va pas s’améliorer et qu’il s’agit d’une politique de ’lesa-pátria’ qui méprise les nouvelles générations avec toutes les conséquences que cela entraînent pour le pays et pour les communautés portugaises ».

L’insuffisance de professeurs peut mettre en cause cette initiative

Le Gouvernement vénézuélien a décidé d’inclure la langue portugaise comme discipline optionnelle au sein des programmes scolaires officiels pour la prochaine année scolaire, mais le manque de professeurs a été considéré comme un obstacle à cette initiative. Pour cela, aujourd’hui, à Brasília, le Brésil a annoncé sa coopération avec le Venezuela pour assurer l’adoption de la langue portugaise comme première langue étrangère, au sein d’un accord signé la semaine dernière, à Recife entre les présidents Lula da Silva et Hugo Chávez.

Egalement la semaine dernière, le secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères et de la Coopération du Portugal, João Gomes Cravinho a justifié avec le manque de crédits l’incapacité portugaise pour appuyer l’initiative vénézuélienne. "Le Portugal se trouve dans une conjoncture avec d’énormes opportunités au niveau de l’enseignement de la langue portugaise et de la promotion de la langue portugaise à l’étranger associée à une exiguïté de recours », expliqua alors Cravinho.

Actuellement, le Brésil maintient cinq lecteurs à l’Ecole de Langues Modernes de l’Université Centrale du Venezuela, alors que le Portugal en possède un à peine.

Publico


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