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Incertitude politique au Portugal : la coalition de droite minoritaire au Parlement

Portugal

lundi 5 octobre 2015, par EuroNews

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Il est devenu le premier leader politique en Europe à remporter des élections législatives après avoir imposé sans états d‘âme un plan de sauvetage international très dur.
Pedro Passos Coelho a réussi ce tour de force après 4 ans de d’austérité, même s’il a perdu du terrain.


L’analyste politique, Pedro Magalhaes, professeur à l’université de Lisbonne, nous offre un début d’explication :

“Il est vu comme quelqu’un de calme et réservé, et plus généralement, comme une personne de confiance, bien que cela vienne en contradiction avec le fait qu’il n’ait finalement pas pu tenir un certain nombre de promesses qu’il avait faites lors des élections de 2011.“

Son rival socialiste, Antonio Costa, parti favori dans les sondages, n’est pas parvenu à lui damer le pion. Même si le camp de la gauche dans son ensemble est finalement majoritaire au parlement, les électeurs ont refusé de donner un blanc-seing à Costa et à ses promesses d’allégement des politiques d’austérité. L’héritage Socrates est encore trop présent.

“Il n’est pas considéré comme quelqu’un qui incarne une coupure nette avec le précédent gouvernement socialiste. Le dernier gouvernement socialiste a terminé par un plan de sauvetage et ça a laissé beaucoup de gens de gauche en colère“, explique Pedro Maghalaes.

Depuis 2011, lorsque le pays a frôlé la banqueroute, et les trois années de récessions qui ont suivi, il est vrai que l‘économie portugaise s’est un peu remise. Cette année, la croissance a atteint 1,6 %. Et cela se ressent dans certains secteurs, comme nous l’explique cette marchande de poisson :

“Mon commerce va mieux, on a aussi reçu beaucoup de touristes ce qui aide un peu à l’amélioration de l’activité. Comparé à y’a 5 ans, c’est mieux.“

Pour autant, on ne peut pas dire que c’est une victoire pour la Coalition de droite sortante. Coehlo et Portas ont perdu 600 000 voix comparé aux résultats de 2011.
Et l’abstention a battu des records cette année avec plus de 43 % d‘électeurs qui ont préféré rester chez eux, résignés après des années d’austérité, et ce timide redémarrage, déçu parfois, dans l’attente peut-être :

“Ils nous ont tout promis, le monde, mais on n’a rien vu. C’est tout. Ainsi va la vie. Il faut toujours travailler, travailler pour gagner moins à chaque fois“ explique Luis, peintre âgé de 57 ans.

Le chômage a baissé pourtant, il est passé de 18 % à 12,4 %, mais il reste très élevé chez les jeunes où il frôle les 30 %, y compris chez les diplômés.

“Je pense que je dois aller à l‘étranger pour avoir un meilleur job, j’ai ça en tête depuis je suis rentré à l’université“, explique Felipe Fernandes, 20 ans, étudiant en management.

Avec un Parlement où la gauche est majoritaire, le premier test pour le futur gouvernement sera le vote du budget 2016. Passos Coehlo a d’ors et déjà tendu la main au Parti socialiste d’Antonio Costa et espère que celui-ci ne lui barre pas la route.

EuroNews


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