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Christelle Pereira

On ne parle bien que de ceux qu’on aime.

Eh bien, Christelle Pereira fait parti de ces personnes qu’on ne peut s’empêcher d’aimer. Sous une apparente fragilité se cache une femme volontaire. Cette fausse blonde, comme elle s’est décrite en riant au téléphone, est posée et discrète mais elle possède au fond des yeux la flamme des passionnés qui une fois sur scène la transforme en une interprète pleine de fougue et de spontanéité.


Eh bien, Christelle Pereira fait parti de ces personnes qu’on ne peut s’empêcher d’aimer. Sous une apparente fragilité se cache une femme volontaire. Cette fausse blonde, comme elle s’est décrite en riant au téléphone, est posée et discrète mais elle possède au fond des yeux la flamme des passionnés qui une fois sur scène la transforme en une interprète pleine de fougue et de spontanéité.

Elle possède en outre une voix d’une extrême sensualité qui vous transporte dans l’atmosphère des vieux films des années 40, 50 où en filigrane se profile une éternelle chanteuse à la voix mystérieuse et ensorcelante. Nul doute qu’elle ne devienne dans très peu de temps une voix incontournable du jazz.

BIO : Christelle Pereira est née à Beauvais de père portugais et de mère française. Elevée dans une famille modeste mais très unie, on découvre très tôt ses prédispositions musicales .Elle entre au conservatoire de Beauvais à l’âge de six ans.

Son rêve, jouer du piano. Un professeur peu amène déclare qu’elle a des mains trop petites. Alors de piano il n’en est pas question, Christelle apprendra à jouer du violoncelle.

Proche de ces grands parents, son grand père paternel étant lui même musicien, elle apprend le portugais. Son accent étant décidément incompréhensible, aux dires de sa grand mère, elle en abandonne progressivement l’apprentissage. Mais l’affection et les origines sont bien présentes.

Elle poursuit des études de langues à l’université d’Amiens et fait la rencontre d’une étudiante pianiste qui deviendra primordiale. Cette amie lui fait connaître Miles Davies Amstrong et Fitzgerald, et là me dit-elle ce fut une révélation.

Elle termine ses études et trouve du travail dans une entreprise de publicité. Une chance. Son patron également mélomane l’encourage à persévérer, lui disant qu’il ne faut jamais vivre les choses à moitié.

Comprenant qu’il lui faut étoffer sa voix, elle décide de prendre des cours. Elle sera l’unique élève de Frida Bocara. Elle commence alors à se produire dans de petites salles et rencontrera un producteur connu, mais malheureusement le projet commun n’aboutit pas. Se sentant quelque peu trahie à la suite de cette mauvaise expérience elle ne baisse pourtant pas les bras. La rencontre avec Philippe Dervieux, pianiste, est essentielle. Ce fut on peut le dire une rencontre aussi bien professionnelle qu’amoureuse. Ils fondent un groupe : les Blue Night Birds qui se produisent dans beaucoup de salles mythiques : le Sunset, le petit journal, entre autre. En juin 1999, un CD paraît : Airmail Special.

Les Blue Night Birds se séparent lors d’un concert donné au Petit Journal le 2 octobre dernier .Une autre formation voit le jour, un quintet, à l’occasion de l’enregistrement d’un nouveau CD avec Olivier Leveau au piano, Didier Desbois au saxophone, Patrice Soler à la contrebasse et Andréa Michelutti à la batterie. Il devrait paraître au printemps 2004 sous la direction de Stan Laférrière. Ce sera une musique plus swing, avec encore plus de sensualité, de profondeur.

J’ai vu votre dernier concert et à vous voir là si tranquille et posée on a l’impression de rencontrer une autre femme …
Quand j’entends la musique et ça dès les premiers accords il y a comme une métamorphose qui s’opère, c’est évident .Je deviens une sorte de comédienne du jazz.
Je chante aussi bien avec ma voix qu’avec mon corps. On peut parler de transfiguration. Mais vous savez j’admire beaucoup mon père parce que c’est lui qui m’a transmis des valeurs telles que l’honnêteté, l’intégrité et la franchise. Quand je chante je donne tout, toutes ses valeurs qui sont en moi et qui font que je chante de cette manière là.

Vous êtes connue en particulier pour chanter du Scat. En quoi ça consiste exactement ?

C’est assez difficile à expliquer. Pour simplifier c’est une manière de style vocal qui consiste à la production d’onomatopées chantées en relation directe avec les harmonies qui se déroulent au fur et à mesure du morceau. Terme exclusivement réservé au domaine du Jazz Vocal.

Vous avez découvert le jazz assez tardivement je crois, vous aviez 18 ou 19 ans ?

Oui, grâce à une amie de fac. A la maison on n’avait pas cette culture là. Le conservatoire, lui, m’a permis d’aborder plutôt le côté classique de la musique. Le jazz m’était donc totalement inconnu .Et je vous assure que ce fut un véritable choc. Miles Davis, Ella Fitzgerald, Gershwin. Comme une espèce de renaissance. J’ai éprouvé quelque chose de très fort, d’inexplicable, mais j’ai su à ce moment là de ma découverte que c’était ce que je voulais faire. Vous savez j’ai été une pianiste contrariée, mes parents pour me consoler m’avaient même offert un petit synthétiseur sur lequel je pouvais m’exercer .Mais là j’avais enfin trouvé ma voie.

Que pensez-vous de festivals comme ceux d’Antibes ou de Montreux qui sont des monstres sacrés en matière de jazz ?

Je n’ai pas eu la chance de m’y produire encore. J’ai participé à des manifestations moins prestigieuses mais ce que je peux vous dire c’est que malheureusement il y a trop de manipulation. La plupart d’entre eux sont souvent subventionnés, alors selon les modes du moment on impose un certain type d’artiste sinon c’est le chantage à l’argent et si vous ne rentrez pas dans le moule vous n’avez aucun espoir

Pourquoi cette séparation des Blue Night Birds ?

Parce qu’on m’a fait comprendre qu’il serait mieux pour moi de me faire connaître en solo. Jusqu’à présent je ne m’étais jamais intéressée au coté promotionnel de ce métier et ce malgré mon expérience dans la pub. J’étais peut être un peu naïve. Et j’ai envie moi même de faire partager ma passion au plus grand nombre de gens.

Pour vous l’artiste ne peut exister qu’à travers le regard des autres, qu’à travers l’intérêt d’un public ?

On ne peut pas être artiste et inconnu.
C’est une question je pense que tout artiste se pose à partir du moment ou il prend conscience d’un certain talent. C’est une question assez délicate ... (silence).Je pense que l’artiste n’a d’existence qu’à partir du moment où il est perçu pour ce qu’il est, un créateur .

Il y a 15 jours Luis Rego me disait que les acteurs et comédiens n’étaient que des produits. Que pensez- vous de cette affirmation ? Vaut-elle pour tous les artistes ?

Je me rends compte qu’il faut savoir faire des concessions intelligentes. Je suis moins radicale que lui sur la question .Il faut savoir faire la part des choses, garder son intégrité, ne jamais faire ce qu’on ne veut pas et éviter au mieux les compromis. L’essentiel c’est d’être honnête envers les autres et envers soi-même. Bien sûr les points de vue change en fonction des personnes et de leur situation. On ne peut pas jeter la pierre à ceux qui n’ont peut être pas le choix.

Site Officiel : www.christellepereira.com

Voir en ligne : www.christellepereira.com

Anne Marie MARTINS DE SOUSA

1 Message

  • Christelle Pereira

    16 février 2015 12:57, par MATTEI

    La belle ... L ’ indifférence n ’ est pas de mise avec cette Artiste complète . Nul doute que son Avenir est et sera plus que prometteur . Je ne suis qu ’ un modeste amateur de jazz .Néanmoins , le soir de la SAINT - VALENTIN ( le 14 courant ), j ’ ai eu le Bonheur de la découvrir au Café de France à Sainte - Maxime lors du dîner - concert . Elle m ’a littéralement envoûté ... Elle a capturé mon âme , mon cœur . Depuis , cette soirée , je suis intarissable , sur les qualificatifs , pour parler de CHRISTELLE PEREIRA . Un fervant passionné .



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